Un message parfait envoyé depuis un domaine mal configuré finit en spam. La délivrabilité est le prérequis technique de toute campagne cold email. Voici les fondamentaux à maîtriser.
SPF : déclarer qui peut envoyer en votre nom
SPF (Sender Policy Framework) est un enregistrement DNS qui liste les serveurs autorisés à envoyer des emails depuis votre domaine. Sans SPF, n'importe qui peut théoriquement envoyer des emails en se faisant passer pour vous. Les filtres anti-spam le savent et pénalisent les domaines sans SPF.
Configuration type pour Lemlist ou Gmail : ajouter un enregistrement TXT dans votre DNS avec la valeur fournie par votre outil d'envoi. Vérifiable sur mxtoolbox.com.
DKIM : signer cryptographiquement chaque email
DKIM (DomainKeys Identified Mail) ajoute une signature cryptographique à chaque email envoyé. Cette signature permet au serveur de réception de vérifier que l'email n'a pas été altéré en transit et qu'il provient bien d'un expéditeur autorisé.
Chaque outil d'envoi (Lemlist, Instantly, Brevo) fournit une clé DKIM à ajouter en enregistrement DNS. La configuration prend 5 minutes. La validation peut prendre jusqu'à 48 heures.
DMARC : définir quoi faire en cas d'échec
DMARC (Domain-based Message Authentication Reporting & Conformance) indique aux serveurs de réception quoi faire si un email échoue SPF ou DKIM : le laisser passer, le mettre en quarantaine ou le rejeter.
Configuration recommandée pour débuter : v=DMARC1; p=none; rua=mailto:votre@email.fr. Le p=none signifie que vous collectez les rapports sans rejeter les emails échoués. Une fois la configuration stabilisée, passer à p=quarantine puis p=reject.
Le warm-up : indispensable avant de monter en volume
Un nouveau domaine a une réputation zéro. Envoyer 200 emails dès le premier jour garantit le dossier spam. Le warm-up consiste à augmenter progressivement le volume sur 4 à 6 semaines en envoyant des emails qui génèrent des interactions positives (ouvertures, réponses, pas de signalements spam).
Semaine 1 : 10 emails par jour. Semaine 2 : 20 par jour. Semaine 3 : 35 par jour. Semaine 4 : 50 par jour. Semaine 5 : 75 par jour. Semaine 6 : 100 par jour.
Les outils de warm-up automatique (Lemwarm, Mailreach, Warmbox) créent un réseau d'emails qui s'ouvrent et se répondent entre eux pour construire la réputation. Ils s'activent en parallèle des campagnes réelles.
Les signaux à surveiller
Taux d'ouverture inférieur à 25% : problème de délivrabilité probable, vérifier les enregistrements DNS et le score de réputation.
Taux de bounce supérieur à 3% : liste à nettoyer immédiatement avec un outil de vérification d'emails (NeverBounce, ZeroBounce).
Taux de plaintes spam supérieur à 0,1% : contenu ou ciblage à revoir en urgence.
Pour aller plus loin sur l'optimisation de la délivrabilité dans le temps, le guide complet de délivrabilité cold email couvre tous les aspects avancés. Et pour que la technique serve une stratégie cohérente, les canaux de prospection augmentés par l'IA montrent comment s'intègre le cold email dans un système multicanal.
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